Premier contact avec Haïti

1er octobre 2013

récit de nos deux premiers jours en Haïti.

Port-au-prince :

Arrivée samedi matin chez Isabelle et Mausert après avoir traversé une première fois Port-au-Prince (PAP) en voiture. Premier contact avec la chaleur, les routes abîmées, la circulation intense (les coups de klaxon en guise de clignotant), mais aussi une foule piétons, de vendeurs sur le trottoir, ...

 

Première journée parmi les expatriés dans le quartier de Pacot, où nous avons accompagné Isabelle, ses enfants et leurs copains à la piscine. Ce n’est pas forcément ce que nous recherchions, mais difficile pour un premier jour de faire autrement qu’une arrivée en douceur dans la jungle urbaine qu’est Port-au-Prince.

Nos premiers échanges,avec Isabelle et Mausert ont eu lieu autour d’un repas Haïtien préparé par Mausert, donc forcement un poisson boukané. Un vrai régal, qui réconcilierai tout le monde avec le poisson.

Isabelle est depuis plus de 10 ans en Haïti pour des missions avec ID dans le nord-ouest puis avec d’autres ONG sur PAP. Mausert, son mari, est lui le directeur exécutif de l’ONG Haïtienne ADEMA, avec qui nous allons mener quelques projets que nous vous détaillerons un peu plus tard.

Dimanche matin, réveil au son des chants de messe, qui s’entendent dans tout le quartier, nous incitant à faire notre première sortie à pied dans Pacot. C’est un des rares quartier où il reste des maisons en bois, traditionnelles, que l’on qualifie d’architecture coloniale. Au détours des rues visitées, nous sommes passés devant l’hotel Olofson, vieil hôtel présentant la splendeur des jardins verdoyant et d’une expression artistique typique (tableaux, fresques, sculpture). L’occasion de déguster un jus maison.

Notre journée de dimanche , s’est poursuivie par la découverte d’ADEMA lors de son assemblée générale. ADEMA est donc l’ONG Haïtienne qui est soutenue par Zanmi-Ayïti, et qui va nous permettre de découvrir Haïti à travers l’action de militants locaux. Disons le, notre voyage est un projet de vacances mais aussi de vacances «solidaires» .

Nous avons été accueilli par Reynold, le président, dans les locaux d’une autre ONG. Quatorze personnes étaient présentes assises en cercle, un café au milieu.

Dès les premiers mots d’ouverture de l’AG et l’adoption de l’ordre du jour, il y avait un mélange de solennité, d’humour et de conviction.

Nos hôtes ont fait l’effort de parler essentiellement en Français, mais de temps en temps le créole reprenais le dessus, souvent lors d’échanges vifs et engagés.

Assister à l’AG a été pour nous une opportunité importante pour mesurer l’ensemble des enjeux de l’association. Il y a eu une présentation de l’ensemble des projets en cours ou terminés lors de l’année 2011-2012. Tout à été abordé, notamment les relations parfois difficiles avec des partenaires qui agissent sur la zone du Nord-Ouest. Au final, ce n’était qu’une pré-AG, la véritable se tiendra en novembre, sur deux jours, permettant aux administrateurs d’approfondir des sujets importants :

  • la souveraineté alimentaire dans le nord-ouest,
  • L’impact des réformes scolaires du gouvernement sur les projets scolaires d’ADEMA.
  • la reconnaissance d’ADEMA comme ONG internationale, et par conséquent la reconnaissance de ses compétences d’ONG de développement.

Pour terminer ce premier week-end en Haïti, nous avons retrouvé Vyvens, ami d’enfance de Julien, qui nous a invité chez lui, dans une maison qu’il a fait construire sur la commune de Tabarre 70. Il semble heureux d’avoir eu cette opportunité pour vivre dans un endroit sécurisé, à proximité des logements de l’ONU. Nous avons fait la connaissance de sa femme et de ses deux enfants, qui nous ont offert une bonne dizaine de dessins. Merci à eux pour ces retrouvailles !

La suite des aventures : la montée dans le Nord-Ouest ...